Value Reporting Foundation
May 10, 2021

Total: Transparence Totale | Total: Comprehensively Transparent

Bertrand Janus
Senior Manager, CSR Reporting, Total

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Total, le géant français de l’énergie, a une activité riche en matière de développement durable, étant donné qu’il est présent dans plus de 130 pays et emploie environ 100 000 personnes. Pourtant, les nombreux rapports ESG de Total parviennent à présenter des messages clairs et forts. Par exemple, elle a été l’une des premières entreprises à soutenir la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD), et publie des informations conformes aux recommandations de la TCFD dans son rapport annuel depuis 2017.

Total, le géant français de l’énergie, a une activité riche en matière de développement durable, étant donné qu’il est présent dans plus de 130 pays et emploie environ 100 000 personnes. Pourtant, les nombreux rapports ESG de Total parviennent à présenter des messages clairs et forts. Par exemple, elle a été l’une des premières entreprises à soutenir la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD), et publie des informations conformes aux recommandations de la TCFD dans son rapport annuel depuis 2017.

En réponse aux demandes des investisseurs, Total a publié pour la première fois un tableau SASB en octobre 2020. En avril 2021, Total a publié un tableau SASB considérablement élargi et mis à jour dans son rapport intégré 2020 et dans le formulaire 20-F déposé auprès de la SEC, et a aussi produit un reporting aligné sur les métriques du Forum économique mondial (WEF/IBC Core ESG metrics).

Le nouveau rapport SASB de Total se distingue par son exhaustivité. Par exemple, il comprend les réponses à toutes les mesures du standard SASB Oil & Gas-Exploration & Production Standard axées sur les réserves (c’est à dire pour les réserves situées dans des zones de conservation protégées, près des terres autochtones, près des zones de conflit, etc.) Le tableau SASB de Total comprend également des informations qualitatives détaillées en plus des réponses quantitatives.

Bertrand Janus est un cadre à Total et, depuis 2016, il est responsable du reporting RSE au sein de la direction des relations investisseurs. Il a fourni de nombreux commentaires au projet de SASB sur le capital humain et a récemment rejoint le groupe de travail Net Zéro de SASB, cherchant à comprendre comment le reporting des objectifs de réduction des émissions peut être normalisée et clarifiée. Bertrand a fourni les réponses suivantes aux questions envoyées par email :

1 .        Pourquoi avez-vous décidé d’utiliser les standards SASB pour communiquer avec vos investisseurs ?

Ce fut en réponse à des demandes reçues de la part d’investisseurs (notamment BlackRock et State Street Global Advisers). Comme pour tout autre reporting que nous faisons, ce que Total communique dans le cadre des standards SASB n’est pas seulement disponible pour les investisseurs, mais aussi pour l’ensemble de nos parties prenantes.

2.        Comment SASB complète-t-il l’utilisation par Total d’autres référentiels tels que la TCFD et les core indicators du WEF ?

En l’absence d’un standard universel de reporting ESG, SASB représente à ce jour une couche supplémentaire dans le « mille-feuilles » du reporting: la base du reporting ESG de Total est la législation française et européenne (DPEF), qui est ensuite complétée par de nombreux exercices de reporting volontaires : GRI, Communication on Progress au UN Global Compact, TCFD (intégrée à la DPEF), réponses aux questionnaires du CDP (Climate Change et Water Security) et, plus récemment, les indicateurs ESG proposés par le WEF.

3.        Comment les standards SASB complètent-elles (ou entrent-elles en conflit avec) les exigences françaises en matière de reporting ESG?

Comme l’illustre le chapitre 11.1 de l’URD 2020 de Total, les standards SASB correspondent en partie à des indicateurs déjà publiés par Total dans le cadre de la DPEF (avec parfois des exigences méthodologiques un peu différentes). Cependant, certains indicateurs demandés par SASB sont nouveaux et ne se trouvent dans aucun autre standard (ex : les 4 indicateurs par rapport à des pourcentages de réserves pétrolières dans le standard SASB EM-EP).

4.        Quels ont été les défis liés à l’utilisation des standards SASB pour la première fois, et comment les avez-vous surmontés ?

Comme indiqué ci-dessus, les indicateurs nouveaux demandés par SASB, comme ceux indicateurs par rapport à des pourcentages de réserves pétrolières dans le standard SASB, furent un défi notable. Ils ont été calculés avec l’aide des contributeurs adéquats au sein de l’organisation, dont certains ont été mobilisés pour la première fois à cette occasion en matière de reporting ESG.

Des défis subsistent par rapport à certaines demandes de SASB auxquelles il est difficile de répondre (pour différentes raisons), comme notamment la publication d’informations sur des niveaux de réserves possibles.

Pour une société multi-énergies en transition comme Total, le principal défi réside dans l’absence d’un standard SASB adapté qui permettrait de refléter l’ensemble des activités de façon pertinente (production de pétrole et de gaz, et production d’électricité) sans devoir utiliser de multiples standards sectoriels.

5.        Total va-t-il plus loin dans l’alignement sur le standard SASB pour l’E&P pétrolière que d’autres reporters comparables ?

Oui à notre sens (sous réserve des futures publications de la part de nos concurrents). Certains de nos concurrents publient à ce jour de simples tables de correspondance qui ne prennent pas en compte l’ensemble des indicateurs ni les spécificités méthodologiques de SASB. Un autre reporter publie un « vrai » reporting SASB basé sur le standard SASB EM-EP, mais en se contentant de se référer à des indicateurs qu’ils publient déjà par ailleurs.

Dans le chapitre 11.1. de son URD 2020, Total a également choisi de faire un reporting SASB complet sur une douzaine de pages, en reprenant en partie les textes et les indicateurs déjà publiés dans le cadre de la DPEF (chapitre 5).

6.        Quel a été le retour des investisseurs sur vos progrès en matière de reporting ESG ?

Jusqu’ici, nous avons eu un retour limité ! Il n’y a toujours pas eu de questions à ce jour concernant SASB, ni de la part d’investisseurs ni d’autres parties prenantes, y compris depuis la publication de l’URD 2020. Nous ne savons pas si cela est parce que tout est clair et limpide, ou pour d’autres raisons. Nous serions ravis de recevoir des retours de leur part.

7.        Quels sont vos objectifs pour faire évoluer votre reporting ESG ?

Dans son état actuel, le reporting nous paraît satisfaisant compte tenu du travail effectué ces derniers mois, en particulier dans le cadre de l’URD 2020 de Total. Nous souhaiterions collaborer avec SASB pour l’élaboration d’un standard multi-énergies.

8.        Quels conseils avez-vous pour les entreprises qui entament le processus d’intégration des standards SASB dans leurs processus de gestion et de communication ?

  • Regardez quels sont les standards SASB les mieux adaptés à vos activités.
  • Lisez avec attention la méthodologie SASB correspondante.
  • Regardez quels sont les reportings SASB d’entreprises de votre secteur qui sont déjà disponibles afin de vous inspirer des bonnes pratiques existantes.
  • Choisissez le support les mieux adapté pour votre reporting SASB.

Les traductions françaises des standards SASB sont désormais disponibles :  téléchargez-les ici.

Les traductions françaises du French translations of the Guide d’application des normes de SASB et le Guide de mise en œuvres des normes de SASB sont aussi disponibles.


Total has a complex sustainability story because the French energy giant is active in more than 130 countries with around 100,000 employees. Yet Total’s extensive ESG reporting manages to present clear, strong messages. For example, it was among the first companies to support the Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) and has been disclosing in alignment with TCFD recommendations in its annual report since 2017.

In response to investor requests, Total first published a standalone SASB table in October 2020. In April 2021, Total published an significantly expanded and updated SASB table in its 2020 integrated report and Form 20-F filed with the SEC, along with reporting aligned with the World Economic Forum’s Stakeholder Capitalism Metrics (WEF/IBC Core ESG metrics).

Total’s new SASB report is notable for its comprehensiveness. For example, it includes responses to all the reserves-focused metrics in the SASB Standard for the Oil & Gas Exploration & Production industry (i.e., for reserves located in areas of protected conservation status, near indigenous lands, near areas of conflict, etc.). Total’s SASB table also includes extensive narrative disclosures in addition to quantitative responses.

Bertrand Janus is a senior manager at Total and, since 2016, has been head of CSR reporting within the investor relations department. He has given extensive feedback to SASB’s human capital project and has recently joined SASB’s net-zero emissions working group, seeking to understand how disclosure on emissions reduction targets can be standardized and clarified. Bertrand provided the following responses to emailed questions:

1.         Why did you decide to use SASB Standards to communicate with your investors?

We decided to use SASB Standards in response to requests from investors including BlackRock and State Street Global Advisers. As with all its reporting, what Total communicates using SASB is not only available to investors, but to all stakeholders.

2.         How does SASB complement Total’s use of other standards such as the TCFD and the WEF core indicators?

In the absence of a universal ESG reporting standard, Total (like all issuers) has to use multiple frameworks in order to respond to various requests from stakeholders. So SASB currently represents a layer in our ESG reporting landscape, which also includes numerous voluntary reports: GRI, Communication on Progress to the UN Global Compact, TCFD (integrated into the DPEF), responses to CDP questionnaires (Climate Change and Water Security) and, more recently, the ESG indicators proposed by the WEF.

3.         How do SASB standards complement (or conflict with) French ESG reporting requirements?

As illustrated in chapter 11.1 of Total’s URD 2020, the SASB standards partly correspond to indicators already published by Total in its non-financial performance declaration (Déclaration de Performance

Extra-Financière, or DPEF in France). So, some SASB standards require only subtle shift in methodological requirements and some requested indicators that are new and are not found in any other standard (e.g., the 4 indicators in relation to percentages of oil reserves in the SASB EM-EP standard).

4.         What were the challenges of using SASB standards for the first time, and how did you overcome them?

The main challenges, as mentioned above, were the new indicators requested by SASB, such as those indicators related to oil reserve percentages in the SASB standard. These were calculated with the help of the relevant contributors within the organisation, some of whom were involved in ESG reporting for the first time.

Other challenges remain in relation to some of the SASB requests that are more difficult to meet. This could be for a variety of reasons, including the disclosure of information on possible reserve levels. For a multi-energy company in transition such as Total, the main challenge is the lack of a suitable SASB standard that would reflect all activities in a meaningful way (e.g. oil and gas production, and power generation) without having to use multiple sectoral standards.

5.         Does Total go further in aligning with the SASB standard for oil E&P than other comparable reporters?

In our view, subject to what we have seen, yes. Some of our competitors currently publish simple mapping tables that do not consider the full range of indicators or the specific methodological features of SASB. For example, another reporter in our sector publishes a “real” SASB report based on the SASB EM-EP standard, but it only refers to indicators that they already publish.

In chapter 11.1. of its URD 2020, Total has chosen to do a full SASB report across a dozen pages, partly using the texts and indicators it has already published in the framework of the DPEF (chapter 5).

6.         What has been the feedback from investors on your progress in ESG reporting? 

Limited feedback so far! Still no questions to date about SASB from investors or other stakeholders, even since the URD 2020 was published. We don’t know whether this is because everything is clear and straightforward, or for any other reason. We are keen to hear more from our investors.

7.         What are your objectives for the development of your ESG reporting?

In its current state, we feel that the reporting is satisfactory given the work done in recent months, particularly in the context of Total’s URD 2020. We would like to work with SASB to develop a multi-energy standard.

8.         What advice do you have for companies that are starting the process of integrating SASB standards into their management and communication processes?

  • Look at which SASB standards are best suited to your business.
  • Read carefully the corresponding SASB methodology.
  • Look at the SASB reports of companies in your sector that are already available to learn from existing best practices.
  • Choose the most suitable medium for your SASB reporting.

French translations of the SASB Standards for 77 industries are now available—click here to download. French translations of the SASB Standards Application Guidance and Implementation Primer are also available.